SAUBION, le samedi 18 juillet 2026

Nos préfets prennent des décisions lourdes de conséquences pour nos agriculteurs.

Restrictions d’eau dans les Landes : demain demandera-t-on aux agriculteurs de faire pousser du maïs sans eau ?
Face à la sécheresse et aux épisodes de forte chaleur, plusieurs départements, dont les Landes, sont soumis à des arrêtés préfectoraux imposant des restrictions sur l’usage de l’eau. Dans certaines zones placées en niveau de crise, des agriculteurs se voient même interdire totalement l’irrigation de certaines cultures.

Une décision qui provoque une profonde incompréhension chez celles et ceux qui, chaque jour, travaillent pour nourrir les Français.

Pendant que nos agriculteurs subissent des interdictions toujours plus lourdes, d’autres usages de l’eau, notamment dans certains espaces de loisirs, campings, piscines ou zones de baignade, semblent bénéficier d’un traitement différent. Cette situation alimente un sentiment d’injustice grandissant dans le monde agricole.

Monsieur le Préfet des Landes, faut-il désormais demander à nos agriculteurs de produire sans eau ? De garantir des récoltes sans irrigation ? De faire pousser leurs cultures en attendant une pluie providentielle ?

À force d’accumuler les contraintes, les normes et les interdictions, c’est toute une filière qui est fragilisée. Derrière chaque exploitation agricole, il y a des familles, des emplois, des investissements et des années de travail qui peuvent être remis en cause.

Les agriculteurs ne demandent pas de privilèges. Ils demandent simplement de pouvoir exercer leur métier avec les moyens nécessaires.

Pendant que certaines décisions sont prises dans des bureaux administratifs, eux affrontent chaque jour la réalité du terrain : sécheresses, aléas climatiques, hausse des charges, difficultés économiques et concurrence internationale toujours plus forte.

La souveraineté alimentaire de la France ne se construira pas avec des interdictions permanentes. Elle se construira en donnant aux producteurs les moyens de continuer à nourrir notre pays.

Sans eau, il n’y a pas de récoltes. Sans récoltes, il n’y a pas d’agriculture. Et sans agriculture, la France dépendra toujours davantage des importations.

L’urgence n’est pas seulement de restreindre l’usage de l’eau. Elle est aussi d’investir dans le stockage, la modernisation des réseaux d’irrigation et des solutions adaptées aux évolutions climatiques.

On ne peut pas prétendre soutenir le monde agricole tout en lui retirant les moyens indispensables à son activité.

Les agriculteurs n’ont pas besoin de nouvelles promesses. Ils ont besoin de respect, de confiance et de décisions cohérentes.

Stéphane David
Délégué départemental Reconquête des Landes

 

stéphane david
Délégué départemental des Landes




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